Equateur noir
Voyage au coeur de l'Afrique
La saison des pluies commence et vraiment, cela ne change pas beaucoup de la Corrèze en été, quand il pleut toute la journée sans discontinuer. Ce constat étonne un peu, je crois, notre amie
Chantal, venue nous rendre visite aujourd'hui. Bon, sauf qu'ici il fait quand même entre 28° et 30° selon les moments de la journée. Quand on marche, même 5 minutes, on se fait une
suée pas possible. J'aime bien mais c'est vraiment fatiguant. Il y a des moments où il faut tout arrêter pour se poser et attendre que l'énergie revienne, en buvant un coup ( d'eau, de
préférence, sinon c'est bien pire hou là là...)
Ce matin une pluie abondante a duré deux heures. Pendant l'acalmie et la croyant finie, j'ai emmené les petits faire une ballade dans le quartier. Nous nous sommes arrêtés à l'église
Saint Martin à la sortie de la messe, seuls blancs parmi les gens, dont les chanteurs du choeur qui continuaient à chanter tout en montant dans le bus du retour. En repartant, juste
devant l'école des enfants ( on n' y va pas car elle est fermée a dit Guillaume) la pluie s'est remise à tomber, douce d'abord, puis drue. Nous nous sommes réfugiés chez l'épicier malien à qui
nous avons acheté du pain, des grosses sucettes rouges à la cerise pour le dessert et deux grands parapluies, un à carreaux écossais et un noir et argenté, la classe, la petite saison humide
(humide, humide, carrément mouillée, en fait) peut commencer à présent.
Demain nous allons bosser en taxi, car le démarreur a fondu en rentrant d'une soirée samedi soir ou plus exactement dimanche matin. Un mécano héroïque ( et vas-y que je te démarre la
caisse sans démarreur en la poussant dans la descente et tout) est venu avec deux assistants très motivés, vers midi, pour nous dépanner. Lorsqu'il a ouvert le capot, l'odeur de brulé était
encore si forte que le gars a bondi pour se mettre au dessus d'un fossé, en proie à une nausée du tonnerre de Brest, en sortant de bringue, forcément, ça fait bizarre...
Je pense que notre garagiste va être content demain lorsque nous allons l'appeller. Nous sommes, nous, juste un peu blasés, comme dit Ben maintenant on va prendre le taxi, la voiture ça marche
jamais.
Bon, sinon Gaspard et guillaume sont très contents à l'école. Gaspard a beaucoup de travail à la maison et ça le fatigue, mais il s'est bien intégré avec les autres enfants du CE1 et sa maîtresse
est vraiment bien. Pour Guillaume, cela se passe super bien, il a la chance d'être en classe avec le fils d'amis à nous et sa maîtresse est gentille. Il a fait des progrès et une pousse
spectaculaires cet été, il m'a d'ailleurs fait remarquer gentiment qu'il était trop grand pour être un bébé. OK et moi je fais quoi, maintenant, hein ?
L'école est conventionnée française, c'est à dire que le programme est suivi et que souvent, ce sont des enseignants français qui y exercent. Elle est réservée par la force des choses -comme
le lycée, à la classe aisée de Libreville, ainsi qu'aux franco-gabonais qui peuvent obtenir des bourses pour aider au financement des frais consistants de scolarité. Bref, le matin, on
croise une ribambelle de gros 4X4 garés devant l'école et il y a de gros embouteillages. Nous avons vraiment de la chance d'habiter à côté. C'est grand ( 3 ou 4 classes de chaque
niveau, avec 26 élèves dans chaque classe). Il faut pour les petits, s'habituer à ce nouveau fonctionnement, mais je crois que c'est salutaire. Il y a plus de diversité de niveaux dans les
classes et du coup la pression est moindre, ce n'est pas plus mal.
Voilà, à bientôt. A
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