Equateur noir
Voyage au coeur de l'Afrique
Je suis désolée pour les photos. Le chargement est tellement long que je dois renoncer à en mettre pour l'instant.
Quelques nouvelles cependant :
Notre adaptation se poursuit bien. Nous avons été tous malades (gastro) sauf Ben. Je trouve cela profondément injuste- qu'il ne soit pas malade lui aussi- surtout qu'il profite toujours de
mes faiblesses pour être pénible, mais bon c'est pas grave, je me vengerai.
Passé le coup de cafard de la semaine passée, résultat du cumul de la maladie et du déracinement, ça va beaucoup mieux. Nous commencons à voir comment nous allons nous débrouiller pour être
heureux ici et avons repris confiance dans notre capacité à faire face aux dépenses correctement, ce dont on a vraiment douté au départ. Les enfants, bien que fatigués par moments (
l'énergie fait des baisses et des remontées incroyables dans la même journée), profitent quotidiennement de la plage et se font régulièrement de nouveaux copains. Les autres collègues
commencent à arriver et nous rencontrons plein de gens très sympas et ouverts. Ca fait du bien. Les gabonnais sont très gentils ( il y en a qui ne peuvent pas nous blairer, ça se sent, mais ce
n'est pas la majorité ). Les français ont tendance à rentrer facilement en contact entre eux, car ils ne sont pas très nombreux. C'est rigolo.
Notre appart se libère la semaine prochaine, et nous avons quotidiennement des démarches administratives, des recherches de meubles, des courses diverses à faire. L'après-midi, nous allons à la
plage, aux jeux avec les enfants ( eux jouent et nous bullons au bar ...)
C'est aussi pourquoi je n'écris pas beaucoup en ce moment : nous sommes très occupés.
Pour l'instant nous vivons toujours chez nos collègues, dans le même quartier. Les gardiens des immeubles à Libreville sont en majorité des sénégalais. L'inverse est vrai aussi d'ailleurs, la
majorité des sénégalais de LBV sont des gardiens. Ceux que nous connaissons sont vraiment sympas, ils viennent serrer la main à Ben, parler aux garçons... Le soir vers 23 h 30, on s'endort au son
de la mélopée de la prière, c'est génial. Il y a toujours de l'animation, même la nuit ( les gens parlent, les chats font le cirque ....)
Le lendemain de mon billet (placé dans les derniers commentaires), j'ai enfin eu la photocopie de ma carte à la mairie de Guégué. Pour aller à cette mairie, on traverse notre quartier
résidentiel, puis un autre qui s'appelle Derrière la prison et qui est vraiment derrière la prison. c'est vraiment le "cartier", les français n'y habitent pas en général. Hier enfin, je suis allé
avec Ben au gouvernorat ( ouais, ça existe) : j'y étais déjà allé la veille avec les enfants ( une des fonctionnaires présentes leur a demandé lequel voulait l'épouser, ils regardaient leurs
pieds, accrochés à mes jambes...), mais le gouverneur n'était pas là et il n'y avait donc pas les carnets à souche pour faire la confirmation de la demande de carte ( il s'agit d'un carnet à
feuilles détachables à petits carreaux, tout bête, mais bon, quand il est pas là, il est pas là...). Nous sommes donc revenus hier, le carnet était là, super, après deux heures d'attentes et
trois bureaux différents, une âme généreuse a bien voulu me donner le certificat provisoire de la carte que j'aurai dans 60 jours. Une dame ralait " je ne comprend pas pourquoi les
gens n'aiment pas attendre". Avec Ben, on ne la ramenait pas, on en a profité pour parler et rire un peu. Il ne s'agit pas de s'énerver et de se mettre le bureau à dos. ça serait encore plus
long ! Enfin un bureau de six personnes, à 10 h oo, qutre cassent la croute et deux bossent donc les dossiers forcément. Jamaison nous a expliqué la démarche en entier... "bienvenue au
pays" nous disent les gabonnais. A la porte d'un des bureaux, il y avait de l'eau et les dames qui travaillaient là ne comprenaient pas ce qu'elle y faisait : "qu'est-ce que c'est
que ça, d'où ça vient, c'est les fétiches ou quoi !" Ici, dès qu'il y a un petit problème, ça vient de la magie. Quand quelqu'un déprime ou pète un plomb, il ne va pas voir le médecin pour
être soigné : on lui a jeté un sort, c'est la fatalité. On crains beaucoup la magie des des gens jaloux, etc...
Ce qui est vraiment génial à présent qu'on maîtrise mieux la conduite ici, c'est de se balader dans la ville et de traverses ces quartiers, très colorés, très typiques de l'Afrique. Les
femmes transportent leur bébé sur leur dos dans les pagnes, il y a du monde partout, de la poussière ( malachite rouge/orangée), de nombreuses échoppes qui vendent de tout. Les odeurs sont denses
et variées, il ya des poubelles et quelques égouts à découvert, mais ce n'est pas excessif non plus, ce n'est pas insupportable. En tout cas, on adore, on a vraiment le sentiment de
découvrir un nouveau continent.
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